Courir plus longtemps

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Courir plus longtemps est un vieux rêve que tout coureur à pied fait, au moins en pensée. Et si en insistant sur les séances entre qualité et volume, un jour on pouvait courir plus longtemps.



Courir plus longtemps est un vieux rêve que tout coureur à pied fait, au moins en pensée. C'est une quête bien plus atteignable que le rêve d'Icare : un jour je ne volerai pas, mais je courai plus longtemps...
Et si en insistant sur les séances entre qualité et volume, un jour on pouvait courir plus longtemps.


L'envie de courir

La course à pied, on beau jour on y vient, chacun s'y est essayé. Ça passe ou ça ne passe pas. Il ne s'agit pas d'être doué ou pas, il s'agit de constater que le corps, physique, ne crie pas lorsque l'on court, et que le mental trouve cet exercice disons ludique.


Les années de course à pied s'enchainent les unes aux autres, avec des aléas, des plaisirs de vitesse, des temps de records perso au 10 km, au marathon ... Wouah, se dit-on quelle victoire sur soi.


Grande est la victoire, car il y a victoire effectivement avec une satisfaction personnelle, exhibée ou intériorisée, chacun voit, mais c'est une réussite..


Mais allons plus loin, un peu plus encore, poussons la machine physique plus loin sur la route de l'effort.
En préparant le marathon, chacun peut voir qu'enchainer des séances de piste rapides, puis des séances de long sont à la longue éprouvantes. Sur un plan mental, les séances rapides exigent un réel effort, il faut se pousser, alors que les séances longues se font plus calmement, mais avec des jambes qui n'ont pas forcement récupéré.
Un constat cependant : un effort journalier est possible, peut-être même 6 jours sur 7.

Le marathon permet de poser une vitesse de base à 14, ou 15 km/h, mais courir plus long, et moins rapide, permet par contre de poser une distance.
A force de courir ainsi, et avec un rythme non plus chrono mais à l'envie, on court plus longtemps. Plus on court, plus on a envie de courir. A partir d'un certain niveau, le corps génère de l'endorphine, et celle-ci joue un effet euphorisant sur le coureur. Les limites que l'on s'était inconsciemment posées, peuvent alors voler en éclat. Le semi-marathon que l'on faisait une fois par semaine, peut devenir plus fréquent, et en poussant la machine ainsi, nous voici à une vingtaine de kilomètres 5 à 6 fois par semaine.

Oui mais à quelle vitesse courir ? Courons à l'envie, je me sens bien, je laisse le rythme s'accélérer jusqu'à 14 ou 15, en surveillant la respiration pour ne pas aller dans le rouge, en essayant de faire le geste technique le plus propre, le plus juste, le plus déroulé possible, avec une bonne longueur de foulée, un bon équilibre des bras, les épaules détendues, l'appui au sol plutôt sur l'avant du pied et une foulée qui tourne rond et n'est pas saccadée, le bassin restant sur un plan horizontal. Si je me sens essoufflé après une côte, je récupère en petite foulée, tranquillement, le rythme s'accélèrera plus tard.

Après deux heures ainsi, le corps habitué à l'effort, n'est pas forcément plus traumatisé qu'après un dix km fait en course. Le rythme de 10 / 11 km/h fatigue plus les tendons, les genoux, que les muscles eux-mêmes et le mental suit bien, très bien. En courant ainsi le matin, après un café, on en arrive même en fin de journée à se demander : hé mais j'ai couru ce matin ? Et c'est ainsi que le lendemain, on a envie de recommencer, avec du "plus vite" et du "plus longtemps". Ça y est, on y est !



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Article mis à jour par Janol
le 16/02/2009
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