BRM 600 de Montréal ou l'enfer de l'est

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600 km en 40 heures au départ de Montréal avec des bosses pour 5.500 m de dénivelé. Voila de quoi bien préparer Paris Brest Paris.


Qu'il est dur ce 600 de Montréal quand on y pense. Il a pourtant les caractéristiques de PBP
Paris Brest Paris c'est 1.200 km et 10.000 m de dénivelé
Le BRM 600 de Montréal c'est la moitié, soit 600 km pour 5.0000 de dénivelé.
Mais les chiffres ne veulent presque rien dire, les pentes sur le 600 ont un pourcentage élevé alors que les bosses de l'épreuve mythique ne sont pas effrayantes, ni sur le papier ni sur le terrain.

Coté météo, les deux épreuves sont également comparables, la bruine bretonnante des Monts d'Arrée est cousine de la pluie fine qu'il peut tomber du coté du Lac Mégantic, le brouillard de Brest se rencontre aussi dans les plaines du Québec, y compris sur le 600.

600 km sous la pluieLes longues lignes droites en toboggan infernal préparent de plus bien le cyclo à la solitude du randonneur à l'assaut du mont d'Arrée.

Les nids de poules et autres fissures du bitume informent le cyclo que le goudron granuleux des petites routes vers brest est d'un mauvais rendement et qu'un pneu de 25 est plus confortable qu'une section de 23. De ce coté là, au Québec le cyclo est bien préparé.

Les nuits sont aussi froides en juin ou juillet au Québec que peut l'être un 5 degrés dans les plaines de Villaines-la-Juhel

Mais pourtant que ce 600 est difficile.

  • Mentalement : Les lignes droites déroulent un tapis de bosses, dont chaque sommet cache la difficulté qui suit.
  • Physiquement : Les pourcentages sont élevés et le 34 X 25 est souvent de rigueur pour passer correctement.
  • Humblement : Ce 600 demande d'avoir du recul, de la préparation mentale et physique. On ne peut s'y engager sérieusement sans se dire que l'on est motivé pour se battre, aller au bout. On ne peut s'y engager sans avoir des bornes au compteur et avoir suivi une progression. Il convient de se connaître, savoir quelles sont nos motivations, nos ressorts. Qu'est ce qui va faire que l'on va aller au bout, quelle est l'idée qui va nous remettre en selle pour terminer : ne pas être déçu ? Se dire que l'on s'est donné les moyens pour terminer ? ...


Cette édition du 600 a été particulièrement difficile, le parcours certes y est pour beaucoup, le vent dans le sens contraire, la pluie qui a sapé le moral, l'objectif de temps qui s'est envolé sur la terrible route des sommets vers le Lac Mégantic, la taille des paysages qui fait que le cyclo est perdu dans l'immensité d'un décor trop grand pour lui.

'1000Pourtant par rapport à un 1.000 du sud avec 16.000 m de dénivelé, il n'y a pas de comparaison possible, mais le sourire était à l'arrivée du 1.000 et beaucoup moins à celle du 600. Peut-être que la réussite du 1.000 flatte plus l'égo que la réussite d'un 600 que l'on sait vaincre. Et lorsque la difficulté surprend le cyclo, la déception vient jouer les oiseaux de mauvaise augure et pour peu que la pluie, le froid la nuit s'en mêlent, le mental en prends un coup.
Ce 600 est donc difficile, le respecter permettrait de mieux l'aborder. Après cela Paris Brest Paris, c'est sourire à l'arrivée ! Motivant non ?




Article mis à jour par Janol
le 09/07/2014
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Catégorie : Publication Cyclisme


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