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Flèche de France Paris Dieppe

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Récit de la Flèche entre Paris et Dieppe, 380 km de cyclotourisme et de gestion de l'effort sous le vent.




Paris Dieppe en Flèche de France avec un retour sur la capitale est un pari gagné !

Partis à 5h00 du matin de Boulogne-Billancourt, mes compagnons de route et moi avons rallié Dieppe, via Osny, Gisors, Neuchatel en Bray par le parcours dit touristique de la Flèche. Cette route n'est pas directe vers Dieppe et développe 186 km officiellement. Arrivé à Dieppe à 16h40, le compteur annonce 200 km. Il y a toujours une différence entre le parcours suivi avec la carte et un parcours suivi avec le GPS (la différence s'appelle l'erreur et se corrige souvent par un demi-tour, mais toujours dans la bonne humeur).

La moyenne horaire, même si nous ne courons pas derrière est ainsi de 17 km /h avec les arrêts. Pour expliquer cette faible moyenne, on peut argumenter que le vent souffle, qu'une partie de la route a été faite de nuit, que les agglomérations ont dû être traversés, que nous préférons rouler à deux de front plutôt que de prendre des relais. Ce matin du 7 avril, il fait plutôt froid et les besoins naturels sont plus nombreux, les arrêts dits techniques sont fréquents.

De plus passé Neuchâtel en Bray, il y a une avenue verte (Green Way) qui nous permet en 34 km de rejoindre Dieppe. L'avenue verte est une piste cyclable aménagée sur l'ancienne voie de chemin de fer, elle a l'avantage d'être plus plane que la départementale, d'être large et de permettre de rouler à deux de front, d'être sans circulation automobile.

Pour le retour, le programme est différent mais dans le même cadre : rouler avec le vent.

La première étape pour ce retour est Neuchâtel en Bray, nous savons que nous allons y rencontrer un second groupe du club, parti plus tard. Ce sont sept autres randonneurs venus gouter aux plaisirs de la longue distance. Nous reprenons la Green Way et constatons avec plaisir que le vent souffle encore, mais dans le dos cette fois.

A Neuchâtel, nous pointons et repartons sur l'avenue verte qui nous-mêmes à Forges les eaux.

Le parcours de retour est différent de l'aller, il emprunte certaines routes identiques, il passe par les mêmes villes contrôles, mais souvent les routes sont directes, voire rectilignes. Et lorsque la route est rectiligne et que le vent souffle pile-poil dans le dos, Mickaël, Jean-Pierre et moi ne roulons qu'en file indienne, sur la plaque, avec de long relais. La route est plutôt de type toboggan en ligne droite, mais ce n'est pas un problème. Les jambes tournent quasiment à la même cadence entre 90 et 100 tours / min et le braquet change de dent en dent pour passer de la descente, au plat et à la montée.
22h30, les portes de Paris sont là, 23h00 le dernier tampon est apposé sur la carte de route, la moyenne est quelque peu supérieure à celle du "dimanche matin".

Mes compagnons de route sont satisfaits :
L'un pour qui la distance n'est pas un souci mais qui a été content de partager une longue distance et qui a monté avec réussite cette double flèche.
Le second qui a pu gouter à la route de nuit et qui a franchi avec efficacité le cap psychologique des 300 km . Une porte s'est ouverte ...

Réflexion du moment:
"... et comme par magie, au bout d'un certain nombre de kilomètres, les sensations reviennent : rouler sans pour autant accumuler de fatigue. C'est certainement ça l'endurance !"




Article mis à jour par Janol
08/04/2012
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Catégorie : Publication Cyclisme

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