Préparer ses objectifs de saison

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C'est lors de la période de régénération que la saison suivante se prépare. Mais pas avant d'avoir fait un bilan de la saison écoulée : ses réussites, ses echecs. Sur de meilleures bases alors la suite des activités peut être planifiée, du moins en ébauche.




L'année en cours, pour nos sports d'endurance connait dans la fin d'année un ralentissement, voire pour certains une coupure.
C'est le moment entre l'Assemblée Générale, le pot de l'amitié, et la fin de l'année de réfléchir à l'année qui arrive.
Mais avant de planifier quoi que ce soit, un bilan de l'année écoulée peut être fait

Bilan d'une année sportive

Toute année sportive apporte son lot de joies au travers de nos réussites, mais également son lot de peine au travers de nos echecs de nos blessures.
Construire le plan de la nouvelle année ne peut honnêtement se faire sans une analyse de nos réussites, comme de nos échecs.
L'exercice est difficile, car on croit savoir ce qui nous a fait réussir, et on ne veut pas regarder ce qui nous a fait rater l'objectif de l'année. Le sportif est humain et dans ses choix, il y a une belle part d'irrationnel, une décision prise sous le coup de l'émotion, ou pour être plus vite dans l'action. L'expérience dans l'endurance peut nous apprendre que le recul est la meilleure source d'inspiration dans nos décisions. Prendre du recul c'est se demander si ce que je suis en train de faire n'est pas en train de créer les conditions pour passer à coté de mon objectif. L'analyse de son année sportive c'est, si on a eu un échec, de passer son année à la moulinette pour analyser ce qui n'a pas été conforme pour atteindre cet objectif.
La victoire est en nous, ce fabuleux adage, publicitaire, a conclu la victoire de l'équipe de France de Foot en 1998. La défaite sommeille en nous, il ne tiens qu'à nous pour la réveiller, c'est me semble t-il, une réalité. Sans cause extérieure, la défaite est de notre fait. Il n'y a pas de chance.

La chance c'est ce petit plus que les autres voient et qui, nous le savons, représente des heures d'entrainement.


- Tu as réussi, tu as de la chance de courir aussi vite !
- Oui quelque part j'ai de la chance (celle d'avoir pu m'entrainer comme un malade pour espérer faire ce résultat, et mon plan s'est exécuté comme prévu, moins de 3h au marathon !, héhé)
Une fois cette analyse faite, on a tous les éléments pour faire une ébauche de l'année qui arrive.
Si notre objectif a été atteint, alors, il n'y a, je crois, rien à redire. L'année qui arrive va pouvoir être planifiée dans de bonnes dispositions.

Planification de sa saison


Vélo au bord du fleuve Saint Laurent

Que ce soit marathon, triathlon, cyclisme ou raid, sa saison prend la même forme de préparation.
Du foncier, du spécifique, de la récupération et du recul durant ses objectifs.
La partie entrainement, on sait faire. La récupération un peu moins, ce n'est pas de l'activité. La récupération durant l'effort long de nos activités spécifiques en endurance, on sait encore moins faire et pourtant.
La planification de sa saison, ça va être le découpage de son année en phases d'entrainement, de travail spécifique, de travail allégé pour récupérer. Mais pas seulement !

On ajoute à cela :
- des phases où le focus sera mis sur le mental (je sors de ma zone de confort pour en faire plus alors que je suis mentalement fatigué, mais pas encore lessivé physiquement ).
- des phases où le focus sera mis sur le plaisir, notamment avec les collègues de club avec lesquels le jeu du challenge permet d'ajouter une belle part de ludique dans notre pratique. Retrouver ce ludique lors de la réalisation de l'objectif est une force lorsqu'on est en endurance longue.
- Puisqu'il manque toujours un pan d'entrainement, ajouter à cette liste, pas encore à la Prévert, de travailler là où on est pas bon, là où les conditions sont différentes (il pleut, il fait nuit, il fait froid). Comment sera le mental le jour de l'objectif ?

La planification de sa saison c'est également envisager de se tester dans des conditions particulières :
- courir la nuit, pour ceux qui envisagent de faire un cent bornes, un 24h à pied.
- récupérer pendant l'effort alors que l'on est sur un effort au delà de 24h. (quelle nourriture, quelle boisson). Comment éliminer l'acide lactique, comment de pas en produire trop.
- dormir la nuit alors que le chrono continue de tourner même si on a le temps. Comment gérer au mieux sa nuit, quand dormir ses deux heures, ses quatre heures, pourquoi 4 heures, dormir de jour ou de nuit.

Toutes ces questions peuvent trouver une réponse claire lorsque l'on se connait. Si l'on ne se connait pas encore assez, il faut envisager de passer du temps à se connaitre.
Repousser à l'année suivante le marathon que l'on souhaitait faire avec juste une année d'entrainement.
Et lorsque la réponse trouve un écho à la bonne connaissance de soi, alors cela vaut mille entrainements, et quelques centaines d'heures dans ses baskets, sur sa selle. Mais on a toutes ses 'chances' (lire capacités et connaissances).

Un sportif d'endurance, c'est un être humain qui évolue, le temps d'un effort, dans un cadre donné, sous contraintes diverses (chrono, nuit, jour, froid, chaleur, solitude, ...), avec des atouts (entrainement, stratégie, coaching, motivation, courage, détermination, ...) et des faiblesses (émotions, risque de blessures, ... chacun a les siennes et vit bien avec)
Pour chaque élément, il peut être intéressant de trouver SON honnête réponse qui va bien et avec laquelle on est , sur le long terme, d'accord. Sur le long terme, cela signifie que je ne regrette rien, je ne suis pas déçu. Ce que j'ai fait est un point positif pour l'année prochaine.
Si l'on est pas capable de trouver la réponse, c'est alors au petit bonheur la chance ! Si ça passe, c'est géant, si ça ne passe pas, et ben c'est pas grave du tout, je suis capable de gérer le niveau de déception que cela génère.

Le sportif d'endurance est avant tout un être humain.
Je suis capable de courir le marathon à 15km/h, non ! je vais être déçu si j'y arrive pas ? non mais je vais tenter en connaissance de cause.
Suis-je capable de courir le marathon à 15km/h. oui et les test que j'ai fait indique que j'ai les capacités physiques, si je rate, oui je vais être déçu. Reste à analyser le pourquoi de l'échec !
Dans les deux cas, le vécu de l'échec ne sera pas le même. Pour autant, une analyse honnête permet de faire la part des choses entre le défaut d'entrainement et le 'manque de chance' .

C'est tout cela planifier une saison. Savoir d'où l'on part, savoir où l'on veut aller, par quels chemins. Savoir se justifier ses échecs pour construire honnêtement la saison qui suit.
Finalement, une préparation de saison c'est plus une écoute du sportif, de ses dispositions à faire, de ses dispositions à atteindre l'objectif visé le jour J, que l'application de froides recettes de préparation impersonnelles et sans référence au cadre de l'objectif.

- Le sportif d'endurance serait-il humain et irrationnel ?
- Excellente information !


Article mis à jour par Janol
le 04/12/2015
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Catégorie : Publication Cyclisme

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