Biarritz Marseille : Aude delà de la souffrance.
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3e jour de randonnée vélo entre Biarritz et Marseille. Après l'Aubisque et son col, voici l'Aude et la fin de l'influence des Pyrénées sur le dénivelé.
Le réveil est mis sur 7h20, pour finalement partir une heure après.
Départ d'escargot
Déjeuner à l'hôtel, léger il s'entend : un grand café, un croissant, un petit pain avec beurre et confiture. Le tout pour 10 euros. Désormais et pour les futurs petits déjeuner ce sera Muesli et galettes de céréales, le café sera pris en route.
La nuit a été correcte avec un sommeil réparateur après la montée de l'Aubisque. En marchant, je constate que les jambes sont bien. Je charge mes sacoches sur le vélo, allez en route !
Je perds du temps à retrouver le bon chemin pour être sur mon itinéraire. Il faut dire que dans certaines villes, il y a un dédale de routes et lorsqu'une rivière est présente il faut trouver le bon pont pour rejoindre l'itinéraire qui se trouve, logiquement, sur l'autre rive (selon la loi de Murphy).
Le genou, malgré les soins prodigués, ne va pas mieux. Bonne nouvelle, il ne va pas pire. Il me faut gérer les efforts, la souffrance et compter pour faire 100 km bien plus de cinq heures. En fait avec les arrêts GPS, le dénivelé, les courses, j'avance à une moyenne de 17 km/h. Chaque bosse me voit monter assis, bien souvent sur le 34x25. Mais j'avance et quelque part, c'est formidable !
J'avais tablé au départ sur un kilométrage de 150 km par jour. Cela me permet entre mardi et samedi de couvrir la distance entre Biarritz et Marseille en cinq jours. Au fil du temps, je me demande si je ne vais pas arriver dimanche ou si je ne vais pas devoir rouler de nuit.
La pause repas se fait au bord de l'Arize, un mur pour poser les fesses, une rivière pour marquer le temps qui passe ... bon appétit.
Les heures tournent au compteur et à l'approche de l'Aude, les bosses sont de moins en moins hautes et les parcours plus roulant. Ce matin ma moyenne a ainsi pu être maintenue pas loin des 20 km/h. Il faut dire qu'il y a moins de bosses et que la jambe droite compense ce que la jambe gauche ne peut plus faire : appuyer sur la pédale.
Si la matinée s'est passée sur de petites routes, sans vraiment de trafic routier. L'après-midi c'est lignes droites. J'en profite pour rouler mais je pense que je ne vais pas pouvoir aller jusqu'à Carcassonne. Le nom de l'étape sonne bien, mais est-ce plus facile de trouver un hébergement dans une grande ville. J'en doute.
Le soleil comme tous les jours depuis le départ, frappe bien fort. La crème protectrice est par moment indispensable et chaque arrêt se fait à l'ombre. Par moment, je regarde l'heure, il est déjà 15h30. Dans deux heures je vais pouvoir m'occuper à trouver de quoi dormir.
Soirée médiévale
Sur le smartphone une superbe capture d'écran de l'itinéraire en 4 000 pixels de large me permet de trouver une petite ville où un éventuel hôtel aurait de la place. Mirepoix est en vue et j'entre alors dans un charmant village dont le centre est purement médiéval.
Je vais faire des petites courses et m'alimente aussitôt vu mon niveau de fatigue. L'hôtel trouvé juste en dehors de la ville est parfait, d'autant plus qu'il est proche d'un petit centre commercial où je vais pouvoir aller à pied.
Le soir je m'alimente plus qu'à l'accoutumée depuis le départ, j'ai besoin de forces pour rouler et aller au-delà de la souffrance car le genou ne se fait jamais oublier.
Par contre que la tête est bien, pas de stress, seulement la gestion de la douleur et de la journée à vélo.
Carcassonne est à 50 km, ce sera pour demain avec en vue une étape à Béziers, voire Sète.
À suivre : La route vers la Grande Bleue
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