Biarritz Marseille : montée de l'Aubisque et descente aux enfers
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Superbe journée qui s'annonce aujourd'hui avec la montée de trois cols Pyrénéens : l'Aubisque, le Soulor puis après Argeles-gazost ce sera la cerise sur le gâteau : Tourmalet.
Col d'Aubisque
Avant toutes choses je descends prendre le petit déjeuner, c'est un buffet qui est proposé, autrement dit un repas.
Une fois mon vélo chargé je quitte Eaux-Bonnes et rapidement les réjouissances commencent : le pourcentage est élevé, le paysage est magnifique.
Ce que j'ai photographié hier dans mon approche des Pyrénées va être le terrain de jeu de la matinée.

Panneau du Col d'Aubisque
Je monte aussi rapidement que le genou le permet, dans la limite de mes braquets. Parfois le 34x25 impose, avec les 13 % de dénivelé, de pédaler en danseuse, je n'aime pas ça mais le genou ne dit rien.
Bien au-dessus de moi, une maison apparait, comme accrochée à la montagne. Peut-être que ma route passe par là.
Gourette est là avec son village et sur les hauteurs la station de ski. Le ciel est bleu et le paysage magnifique.

Gourette dans la montée du Col d'Aubisque
À la sortie du village, la maison accrochée à la montagne apparait comme faisant bien partie de ce paysage futur qui sera le mien. Le pourcentage ne semble pas trop élevé mais oscille quand même entre huit et dix pour cent.
En approchant de ce qui est maintenant un hôtel, la montagne sur le versant opposé se montre de plus en plus belle, blanche, minérale, fascinante. Après le passage devant l'hôtel, un virage sur la droite découvre un nouveau paysage avec une autre altitude.

Les chevaux du Col d'Aubisque
Finis les arbres, la végétation est verte, au ras du sol et les animaux d'alpages font écho à mon coup de pédale, les vaches font teinter leurs sonnailles, les chevaux sont sur le bord de la route.
Encore quelques lacets et le sommet est là, au bout de 12 km d'ascension.
Je ne sais pas en combien de temps je suis monté. Ma satisfaction vient de ce qui m'entoure, les chiffres ne font pas les souvenirs.
Aubisque fait partie de mes rares cols au-dessus de 1.700 m.
Auparavant il y a eu La Cayolle (2.326 m grimpé lors du 1.000 du Sud 2012), mais le Ventoux, monté à diverses reprises, ne dépasse par les 1912 m. Je suis bien content d'être arrivé là !
Au sommet une pause photo s'impose devant les symboles de l'Aubisque : une borne kilométrique plus haute que moi, un panneau routier et trois vélos géants aux couleurs des maillots du tour de France cycliste.
Hey, puisque l'on est au sommet, arrive donc une descente !
La descente aux enfers
Une grande descente s' amorce ensuite avant de grimper, dans la foulée, le col du Soulor. La descente est rapide avec de belles courbes sans trop de lacets. Passage dans un tunnel, puis un second. Descente rapide certes, mais douloureuse. Mon genou ne m'envoie pas de bons signes. Sur certains coups de pédale, la tendinite se manifeste et dans la montée du col du Soulor, je n'ai plus aucun doute sur ma douleur, la tendinite est de nouveau là. Le sommet du Soulor me permet d'admirer un paysage magnifique et de sortir de tube de crème anti-inflammatoire. Que de messages contradictoires.
Je n'ose pas y croire et descend Soulor vers Argeles-gazost avec de l'espoir.
Arrivé dans la plaine, force est de constater que je ne peux pas monter les bosses. J'ai beau m'arrêter faire une pause pour me soigner avec un anti-inflammatoire, rien ne passe. J'ai mal. Par moments la douleur est vive, même sur le plat.
Mon Paris-Brest-Paris ne semble pas terminé.
A Argeles-gazost, je ne tourne pas sur la droite pour partir à l'assaut du plus beau col que je m'étais promis. Mais je file tout droit et sans croire aux miracles vers Lourdes.
Tant pis pour Tourmalet et ses 2000 m d'altitude au pied du somptueux Pic du Midi. S'envole par la même mon rêve de faire le 1.000 du Sud 2015, le col Agnel au-dessus de Vars y est présent cette année. Ce sera sans moi.
Après Lourdes, je file tant bien que mal de villes en villes, roulant bien sur le plat; mais avec difficultés lorsque la route s'élève. Sortir des Pyrénées se fait par un enchaînement de monts avec de longues montées et la sensation de descentes courtes.
Le soleil brille les jambes cuisent.
15h30 le soleil est à son maximum, les jambes me brûlent. A une pharmacie d'un village improbable je trouve de la crème pour protéger ma peau et en soirée réparer les dégâts d'un soleil de héros triste. Une boulangerie me permet de refaire le plein de bidons avant de partir à la quête d'un hôtel.
Paradoxalement en fin de journée j'arrive à rouler vite alors qu'en matinée j'aurais crié de rage de ne pouvoir pédaler.
Montréjeau est une belle petite ville, mais pas idéale pour une halte, aucun hôtel.
Je poursuis ma route vers Saint-Gaudens et trouve un hôtel / motel en bordure de route. Il est près de 19h, ça a été une grosse journée de vélo. Espérons qu'il y en aura de meilleures.
A suivre : Au-delà de la souffrance
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