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Motivations pour l'aventure

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Qu'est ce qui porte à partir voyager, hier c'était du sport, aujourd'hui c'est l'envie d'aller loin, demain sera l'aventure.




Qui est-il, qui suis-je ?


Mennecy Montargis Mennecy

Il a pris le temps d'apprendre la compétition, la course à pied d'une part, le vélo d'autre part. Peut pas faire une chose à la fois ! Un premier 12 kilomètres à Marseille, un temps canon ? non pas trop, mais bien terminé. On double alors la distance pour aller sur la course magique : Marseille Cassis et son semi-marathon. Avec la grimpée de la Gineste et l'arrivée sur le port, le virus a pris et m'a infecté à cinq reprises. Le marathon de Marseille est logiquement un objectif, alors qu'en même temps le vélo permet de découvrir la région et un peu au-delà avec des Brevets de Montagne, des Flèches Vélocio de 400 km, des Marseille-Nice-Marseille de rêve. Le Mont-Ventoux qui n'est pas loin résonne comme un défi. Le Triathlon qui apparait en France avec Mark Allen à Nice, devient un autre objectif et sera un leitmotiv, un équilibre durant près de dix ans.


La région parisienne devient lieu de résidence, et lieu de travail, une famille prend forme et le sport continue.
Le triathlon prend fin avec deux participations à Nice. Quelques années suivent sans buts sportifs construits dans le temps, un marathon de plus et le record personnel tombe avec un temps de référence sous les trois heures. Le regard des autres n'est plus le même. Le vélo reprend le dessus avec l'inscription dans un club et des sorties programmées, quelques courses en Ufolep permettent de comprendre que la compétition n'est pas un but recherché.


2007, le Paris-Brest-Paris est parti sans moi, alors que la distance de 1.200 sonne comme un beau challenge.
Avant de gouter à la longue distance à vélo, pourquoi ne pas gouter à la longue distance, mais à pied.


2008, le marathon de Millau permet de se préparer sur un bout du parcours exigeant et ainsi de se présenter les idées claires sur la ligne du 100 km de Millau l'année suivante. Après 83 km de course, le sort en est jeté et Saint-Rome-de-Cernon me voit arrêter la course, incapable de courir, ni même de marcher. Le temps de la déception est rapidement effacé par le déclic que courir au-delà du marathon procure. Et c'est dans l'échange oral avec les membres du club de vélo, dans l'échange écrit avec Daniel, un ancien compagnon de route de mes jeunes années que l'envie de Paris-Brest-Paris prend sérieusement forme.


2010, un premier brevet de 300 km donne le ton et l'envie de poursuivre le rêve.
2011 les brevets qualificatifs sont passés avec succès. Fin août, le grand départ de PBP et 62 heures après l'arrivée, le sourire aux lèvres en dit long sur le plaisir de rouler endurance.


Sophie Matter se distingue parmi les féminines et dire qu'elle vient de boucler son n-ième PBP avec un vélo de ville.
Alors que les préparatifs pour s'installer au Québec s'intensifient, mes recherches sur le web me font découvrir l'existence d'un Brevet de 1 000 km qui aura lieu en septembre 2012, dans ce grand jardin de Provence qui m'a vu faire les premiers brevets de 100 km. Sophie en est l'organisatrice, la planification d'un déplacement dans le sud est mis en place. Le Col de la Cayolle avec ses 2.600 m est au programme de ce 1 000 km avec 16 000 m de dénivelé.
75 heures auront été nécessaires pour boucler ce dernier tour en Provence.


Novembre, les premiers pas et démarches sur le sol canadien sont effectués en famille.
Fin novembre la neige tombe, fin décembre une bonne tempête (record de 45 cm de neige tombée en une journée) nous souhaite la bienvenue au Québec.


Fin avril 2013, premier brevet de 140 km, puis un 200 km, puis un 300 km. Le PBP de 2015 est dans les prévisions, avec l'idée de faire l'ensemble des brevets du 200 au 600 dès 2014. En septembre, participation au 48 heures de vélo de la fondation "Make a wish" Québec. Sans le vouloir, je fais tomber le record de kilomètres avec la distance de 800 km, record est vraiment un grand mot puisque ce n'est pas du tout dans l'esprit de la manifestation. Les chiffres sont tout de même là.


Depuis Millau, chaque marche franchie a permis de préparer la suivante.
2014 devait ainsi être l'année d'une Aventure grandeur Nature avec l'envie de mêler la grande distance comme sur Paris-Brest-Paris et la liberté de rouler en autonomie comme sur le 1 000 du Sud. Le 800 km a permis de montrer les limites au-delà desquelles il faut sérieusement engager les ressources physiques pour aller plus loin. Le Projet de traversée du Canada ne rentre pas encore dans la tête, il est rangé dans son carton pour plus tard.


2015 arrive vite, les brevets de qualification s'enchainent sans retrouver la motivation de 2011. Le départ trop rapide, dans une matinée trop humide, me voit abandonner au km 300 après une tendinite au genou horrible. Le projet de rallier ensuite Biarritz à Marseille se fait mais en escamotant le Col du Tourmalet. Le mille du sud 2015 peut partir sans moi et sans regrets, la tête ne suit plus.


Les années de reconstruction suivent, le genou repart, la tête voit de nouveau loin et un peu plus haut.
2018 un nouveau 1 000 km est vaincu, et cette fois sur le continent américain. En autonomie totale et quasi en solitaire, c'est l'occasion de faire naitre de belles envies, les possibilités sont repoussées vers d'autres limites. Paris-Brest-Paris se présentera ainsi en 2019 avec un autre état d'esprit.


La vitesse gagne en confiance et les brevets de qualif de PBP sont effectués avec l'envie de rouler vite. Point d'orgue au brevet de 600 où le record perso est battu.


Dans la lignée, une marche plus haute que PBP prend naissance avec un projet de 4.800 km sur un mois. PBP 2019 en sera plus facile mentalement et cette fois-ci l'abandon est oublié. De nouvelles sensations sont ressenties durant la randonnée, la magie PBP. La forme et l'esprit de PBP se poursuivent les 6 mois qui suivent, vélo d'hiver et entrainement permettent de se préparer sérieusement pour le projet 2020.
Covid, confinement, puis chute à vélo douchent mes espoirs de Tour de France Randonneur.
La saison se termine après un 300 km avec dénivelé, la saison n'est finalement pas plate.
Le projet est remis pour 2021...


Qu'est ce qui porte à partir voyager, hier c'était dans le geste sportif avec l'esprit de compétition, aujourd'hui c'est dans l'envie d'aller loin et de se battre contre soi, demain sera l'aventure et l'envie de faire voyager le regard des autres.
Vancouver Montréal à Vélo, une aventure grandeur Nature est encore dans son carton... Je l'ouvre ? Après le TDFR !





Article mis à jour par Janol
07/10/2013
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Catégorie : Publication Cyclisme

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