Depuis Fontaine-de-Vaucluse le 17 avril 2009.
C'est toujours une aventure que de gravir le Mont Ventoux, si ce n'est sur un plan humain, c'est souvent sur un plan physique, car le défi est tout le temps présent.

Après le week-end Pascal et l'ascension de la Sainte Baume sur 110 km, c'est donc le Ventoux qui s'est présenté. Alors que la chaleur de Marseille permet de rouler en avril en cuissard court et manches longues, pour le Géant de Provence en ce début de printemps, il convient de se vêtir plus chaudement.
C'est donc dans la même tenue du week-end de Pâques à Marseille que je me pose de sérieuses questions sur le comment s'habiller. Côté gants, sur-chaussures et collant long, je ne suis pas équipé en cette période de vacances, seul un tee-shirt technique supplémentaire va me permettre de tenter le diable. La nuit précédant cette sortie, j'ai été hanté de froidure, de fin de col dans l'adversité et le froid glacial, de descente en freinant avec les pieds, faute de mains en état correct pour freiner normalement.
La seule montée autorisée est côté Chalet Reynard, car via Malaucène la neige est encore présente. Le départ de cette sortie se fait à Fontaine-de-Vaucluse, lieu de villégiature du moment. Bédoin n'est qu'à 30 km et permet un bon échauffement avec notamment la montée vers Saumane et son château. De là, le Ventoux enneigé est visible, il est même couvert de nuages, augurant une montée dans le brouillard ainsi qu'une froide descente. Enfin, nous verrons bien, pour l'instant malgré le grand ciel bleu, le matin est frisquet.
Avant d'arriver à Bédoin, il y a quelques villages à traverser via des routes bien tranquilles Roques s/ Pernes, Saint Didier, Mazan, et le premier panneau indiquant Bedoin apparait, plus tard les panneaux indiqueront Le Mont Ventoux. La stèle en hommage à René Viéto est si tôt dépassée que les choses sérieuses commencent, un dernier virage à droite et nous voilà sur la route du Géant de Provence : la départementale D974. Deux dernières petites communes sont traversées avant d'attaquer la route pentue, celle qui fait que la vitesse tombe de 20 à 12 km/h. Dés les premiers hectomètres, un panneau annonce que le col est fermé, et que la route est ouverte jusqu'au sommet. Conclusion : je redescendrais par Malaucène une autre fois.

Les premiers kilomètres sont assez difficiles avec un pourcentage autour de 10 %. Il n'y a pas de lacets, mais de longues lignes droites, le braquet du moment : 32 x 21.
Après le passage à 10 %, le 32 x 20 passe avec un pédalage bien en rond. Tiens, une déneigeuse descends du sommet, elle n'est surement pas montée pour rien.
Quelques virages et c'est le Chalet Reynard qui s'annonce, sur la droite la route venant de Sault nous rejoint. Le sommet est désormais à 6km, mais le plus facile n'est pas derrière nous. Le soleil ne brille que par intermittence dans les nuages, et j'attends le premier virage pour sentir la présence du vent. Je rattrape deux vttistes venus du Mans et grimpant le géant par la route. La montée ira ainsi plus vite en échangeant quelques mots sympathiques devant la beauté de l'effort présent. C'est leur première montée et ils en prennent plein les mirettes dans ce décor de Lune enneigée. Les lacets sont longs en cette fin de cols, et plus on monte, plus la pente semble raide. Dans le dernier lacet, l'instant de quelques minutes, nous sommes dans les nuages.

Le sommet est là après un dernier effort. Sans les nuages, on pourrait voir la Méditerrannée, Marseille ... Il n'y a pas de vent, ce qui permet de discuter le coup avec les cyclistes et marcheurs du moment. Le Ventoux a quelque chose de magique, car sans l'effort nécessaire à ce moment, nous ne nous serions à peine dit bonjour.
Puisque la descente via Malaucène est fermée, je fais faire un demi-tour à mon destrier, je glisse quelques feuilles de journal sous le maillot, ferme les maillots jusqu'en haut et c'est parti !
50 km/h, 60 km/h oui, mais quel froid, les doigts sont rougis, mais freinent encore sans problème. Passé le Chalet Reynard l'atmosphère se réchauffe, et la descente grisante mobilise tous les muscles du corps. Arrivé à Bedoin, je décide de poursuivre vers mon lieu de départ, mais avec une difficulté en plus. Ce sera Vénasque, le col de Murs à 620 mètres, puis Gordes. Gordes est un exemple caractéristique d'investissement immobilier. Selon l'adage qui dit qu'il faut investir dans la pierre, à Gordes, ils font cela depuis des générations. Plus loin, le village des Bories est là, c'est la version primitive de l'application de l'adage, avec une certaine réussite économique, mais alors uniquement touristique. Après Gordes, ce sera Cabrières puis Fontaine-de-Vaucluse, le point de départ de cette sortie.
130 km ont été parcourus en 6 h 00, c'est long, mais avec ces délices de Provence là, qu'est-ce que c'est bon !
Ce récit est également présenté via la Carte du Parcours du Ventoux
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