Temps d'orage sur le BRM 300
- Running
- Articles sport
- Publications Cyclisme
La météo de la semaine avait été sympathique, mais pour le samedi les divers services météo du web annonçaient un orage voire de violentes averses. Que faire ?
Il n'est pas toujours facile de se décider. Les choses sont claires, soit le BRM 300 est effectué ce samedi, malgré les prévisions, soit il est effectué en juillet, le 4 exactement. À la clé, il y a tout de même la validation de l'ensemble des brevets pour l'inscription à PBP. La pré-inscription a magistralement été loupée, par manque de certitudes sur un événement, motivant certes, mais lointain dans le temps, dans l'espace.
Pas le temps d'attendre le 300 de juillet, le 400 est déjà dans la poche, il ne manquera que le 600 dans 15 jours.
Dans la semaine mon inscription est faite pour ce 300. Espérons que la météo se trompe encore, elle sait le faire.
Une petite dizaine de cyclos sont au départ, il pleut quelques gouttes. Je suis juste en maillot manches courtes, sans manchette ni baudrier de sécurité (j'espère bien être de retour avant le coucher du soleil). J'ai juste pris un feu arrière en cas de pluie, ça ne protège pas le cycliste, mais ça averti l'automobiliste du samedi soir.
Le parcours est sympathique en partie, il y a de la bosse avec du pourcentage et des belles parties pour jouer avec le vent et réciproquement.
Après un départ en petits groupes, un peloton se forme et invite à la discussion. Paris-Brest-Paris bien sur, mais pas seulement, on parle également de Paris et de Brest.
La moyenne est de 27 km heure sur les deux premières heures de telle sorte que le 1er contrôle distant de 54 km est atteint à 8 heures.
Notre peloton repart mais en petits groupes, le temps pour tchatcher n'a plus sa place. Désormais on roule, nous sommes trois à l'avant, puis le premier cède sa place et me voilà devant à la sortie de Granby.
J'aime bien cette partie de la route, on entre dans la forêt par une petite bosse, et on arrive sur Bromont avec dans le fond du paysage la station de ski. Cette partie n'est pas plane mais sympathique à traverser. La sortie de Bromont se fait également par de jolies bosses.
Je teste alors mes braquets et ma vélocité avec une grosse pensée pour le 1 000 du Sud. 34X23, 34x25 ou triple plateau. Le 23 passe bien avec de la marge sur de beaux pourcentages, mais avec 5 à 6 kg de chargement et 600 km dans les jambes, comment cela s'enroule un 34x23 sur du 10% durant 10 km ? Le triple plateau me semble avoir pris une option.
Knowlton se présente alors avec son contrôle. Je file faire le plein d'eau et fait une pause déjeuner. 115 km de parcourus à une moyenne pas très rapide vu qu'il est 10h30 passé.
Je termine ma salade couscous / taboulé lorsque deux cyclos me rejoignent au contrôle. Nous discutons un petit bout de gras, il y a eu une chute ce matin, rien de grave, mais abandon.
Je repars ensuite, en solitaire, enfin presque, le vent m'accompagne toujours. Comme nous faisons une boucle, nous allons le voir tourner le bougre.
Avant d'attaquer le plat du jour, il faut rejoindre Mansonville via la vallée de la Missisquoi. La route est vallonnée et roulante par moments, sauf le vent, elle est un délice. Nous l'avions emprunté en sens inverse la semaine dernière sur le BRM 400.
Avant la frontière US, il faut prendre sur la droite, puis la route devient plus intéressante. Il y a tout d'abord le vent qui pousse plus de dos que de face selon l'orientation nord ou est que prend la route, ensuite il y a le pourcentage. Lorsque la Scenic Road commence, le paysage grimpe et le cycliste tente de faire pareil. La première bosse est longue, bien pentue, le 23 dents est mis, 1 000 du Sud es-tu là ? La seconde bosse grimpe également pas mal et la troisième bosse ne se laisse pas oublier. Que ça fait du bien de grimper !
Le chemin Ingalls mène ensuite à Abercrom puis un virage à droite sur un axe roulant nous pousse dans le dos jusqu'à Sutton. Le compteur de vitesse a dû allumer les 40 km /h sur ce coup-là.
Sutton est un autre contrôle. Pause courte, course à la cannette, car le temps est lourd et me donne plus soif que faim. Au moment de repartir, je croise un cyclo de ce matin, le second doit suivre derrière. Je reprends la route et le vent de dos sur les kilomètres qui vont nous mener à un autre grand axe routier mais avec vent de côté.
Il y a ainsi 16 km pour arriver à Cowansville. 16 km avec du trafic, 16 km pas agréables sauf le passage sur la rivière Yamaska. Tiens, il pleut. Oh il pleut fort... trop tard pour trouver un abri. Et d'une la pluie s'est arrêtée et de deux, je suis trempè.
Un autre grand carrefour et cette fois virage à gauche et donc vent de face. Je zoom sur le GPS pour voir un peu combien de vent de face il y à. Aouch ...
Au fur et à mesure de mon avancée, le niveau de liquide dans les bidons descend. Je stoppe dans un épicier pour acheter de l'eau, hum elle est fraiche.
Ensuite c'est la traversée vers Farnham, qu'il faut atteindre (20 km) puis dépasser (plus de 10 km) pour arriver à Saint-Césaire, le dernier contrôle avant l'arrivée (km 268). La route est très tranquille mais avec des belles fissures par moments, le vent est en tout cas de dos et j'essaye illusoirement de rattraper le temps perdu. Illusoire ? Ne serait-ce pas plutôt pour le plaisir de rouler à 35 tant qu'il y en a.
Les jambes vont bien mais l'organisme a du mal. Le vent déboussole le cycliste qui ne sait plus pédaler dans son rythme et pédale incorrectement avec le braquet qui ne correspond pas à la bourrasque du moment.
Saint Césaire, un contrôle rapide et zou pour les 44 derniers km, direction Montréal qui sera atteint 6 averses et deux heures plus tard.
Difficile BRM 300 avec la météo :
- Le vent soufflant Sud-ouest, certainement plus fort que lors du 400 de la semaine dernière.
- Le temps lourd et moite en mâtinée et après la pluie.
- Les averses de pluie de type douche écossaise qui font que tout cycliste devient trempé en moins d'une minute. Il y en a eu 5 ou 6.
- La 104 puis la 112 sous la pluie, avec des voitures qui font des gerbes d'eau, la 112 dont les accotements sont dégueulasses avec des gravillons. Une crevaison à ce moment-là aurait été épique, dangereuse.
En matinée Marc L a fait une chute à la con sur une fissure de merde. Il a bien fait d'arrêter, petite blessure physique, mais grosse déception sur le moment. Il y en aura d'autres, Marc, des beaux BRM 300.
Un autre Marc avec un accent plus américain est venu rouler jusqu'au premier contrôle et à animé le peloton avec sympathie.
Pour ma pomme, je termine plus fatigué qu'après le 400 de la semaine dernière et assez loin de l'objectif d'arriver entre 18h00 et 18h30.
Leçons de l'histoire :
1- lorsque la météo annonce orage, va faire du tricot.
2- la 112 sous la pluie : c'est terminé.
Coté préparation du 300, voyez la préparation matérielle pour un brevet de randonneurs mondiaux de 300 km
Carte du parcours pour GPS :
Autres publications cyclisme

Bikepacking longue distance : pourquoi un setup hybride tient vraiment la route
Dans l'univers du bikepacking, le choix de l'équipement GPS divise souvent : faut-il investir dans un compteur haut de gamme avec navigation intégrée, ou miser sur un smartphone ?
Là où le triptyque dynamo, compteur et smartphone tient vraiment la route
(Écrit le 04/04/2026 - 61 lectures)
Solitudes océanes - éclats de vie au fil du vélo
L'été peut être un voyage extérieur... et intérieur. Entre les routes des Landes, la caresse du vent et le murmure de l'océan, certaines journées prennent la forme d'un dialogue silencieux avec soi-même, ponctué de rencontres inattendues.
(Écrit le 11/08/2025 - 307 lectures)
Cyclo livres - Partir le chemin qui ne menait nulle part
La revue Cyclotourisme, éditée par la FFVélo, mentionne dans son numéro de décembre 2024 la parution de Partir le chemin qui ne menait nulle part. Ce livre captivant relate les périple de trois passionnés de vélo longue distance, mêlant exploits sportifs, introspection et quête de liberté, dans un récit empreint d'humanité et de réflexion sur le voyage en solitaire.
(Écrit le 06/01/2025 - 1.100 lectures)