Faire des progrès en sport

  1. Running >
  2. Articles sport >
  3. Publications Marathon

logo run

Comment envisager le sport et la pratique sportive selon son âge, son gout pour la compétition ou les loisirs et surtout son envie de faire des progrès.



Dans la pratique sportive, on ne peut pas dire que tous les sportifs courent derrière les mêmes objectifs.
Si pour certains faire un marathon ne se conçoit pas autrement que par l'amélioration de son temps record, pour d'autres ayant un esprit plus olympique, l'essentiel est bien de participer.
Pour autant être fidèle à l'esprit de Pierre de Coubertin peut s'envisager avec l'idée voire l'envie de faire des progrès. Commençons par le début en essayant de définir le progrès dans une pratique sportive.


Qu'est ce que progresser en sport


En préambule à la notion de progrès, vous êtes vous déjà demandé ce qui pourrait se passer, pour un sportif, de continuer à faire du sport, sans faire de progrès. D'année en année le sportif enchaine les 10 km à pied, les semis marathons, les marathons mais court toujours à la même vitesse. 10 km heure à l'entrainement et pareil au semi passé en 2 heures et au marathon vaincu en 4 heures. Il y a quelques chose qui ne semble pas aller. Au fil du temps le sportif risque de ne pas trouver de plaisir dans sa pratique sportive qui force est de constater parait bien monotone. Le port a quelque chose de ludique, voyons dons les cotés positifs des progrès.

Pour certains, faire des progrès est signe de dictât, de course contre la montre et de bataille pour faire mieux, mieux que les autres, mieux que soi et la boucle infinie est engagée. Pour d'autres, c'est la même pratique sportive avec une dépense d'énergie moindre.
Dans les deux points de vue, il y a la même définition, le progrès est un mieux qui permet soit d'aller plus vite, plus loin, plus fort, soit d'aller aussi vite, loin et fort mais avec plus de facilité, de confort.

On y est, le progrès est un mieux, mais comment y arriver puisque on est pas obligé d'aller plus vite, mais d'aller mieux.


Comment faire des progrès


Loin de vouloir expliquer la chimie du processus musculaire ou de la fameuse surcompensation du muscle au repos, essayons de voir ce qui permet dans sa pratique de faire des progrès sans passer par la douleur de l'effort et les sensations qui déroutent le sportif débutant.

Le corps humain a quelque chose de formidable, sans doute lié à nos origines de chasseur cueilleur dans une situation de survie, c'est la capacité naturelle de progresser .
Plus je fais un geste, mieux je le fais, moins il me demande en termes d'énergie.
Si je cours 100 m tranquillement avec un chrono, que je me repose deux minutes et que je renouvelle l'opération, soit mon temps sera meilleur, soit je ferais ce 100 m plus facilement. Et si je recommence demain, je vais encore voir mon chronomètre baisser, voire avoir l'envie de faire 110 m.

A l'inverse, si je stoppe toute activité durant un mois et que je renouvelle mon 100 m, mon temps ne sera pas aussi bon que le dernier effectué. Oui j'ai régressé.
Faites l'exercice à vélo, en natation ou simplement en faisant des pompes, le constat sera le même.

marathonPourtant sur les stades, il nous arrive de rencontrer des gens qui courent toujours à la même allure, des mois durant. Sur les routes en club de vélo, certains ne progressent pas et effectuent toujours leur 100 km en 4 heures et se ferment lorsque vous leur proposez de faire un 300 km, ou d'aller grimper le Ventoux. On l'on entends alors la phrase qui ferme toute les portes : "Je vais me griller"
Hélas au fil du temps, au cours de la pratique, la capacité à progresser semble trouver des limites, les progrès sont rapides au début, puis des seuils psychologiques (ses propres barrières mentales - je n'y arriverais pas) sont à faire tomber, puis des seuils physiques.
Ce qui permettait de faire de progrès au départ, ne semble donc plus fonctionner au bout d'un certain moment de pratique sportive. Pour progresser au delà de la facilité que l'on a acquise, il faut pousser un des deux curseurs avec lesquels on peut jouer : la vitesse, la distance. On peut donc soit aller plus vite, soit aller plus longtemps.

Seulement la porte du progrès qui s'ouvre a des règles qu'il convient de respecter.
Pour augmenter la vitesse, il faut réduire la distance, puis la rallonger en conservant au plus prés cette vitesse.
Pour augmenter la distance, il faut réduire la vitesse, puis l'augmenter au fur et à mesure que l'on se rapproche de la distance.
Pour cela, en reprenant nos exercices de départ, il faut découper son activité. Cela peut se faire en course à pied comme à vélo.


Progrès en course à pied longue distance


Si l'on courait 10 km en 60 minutes (10 km / heure), alors on peut essayer de courir 2 fois 5 km à 11 km/h.
Les fois d'après on pourra essayer de courir 4 fois 2,5 km à 12 km/h, puis ensuite 5 fois 2 km à 13 km/h.
(voir calcul de moyenne horaire)
C'est en allant plus vite sur des distances plus courtes que l'on arrivera ensuite à courir aussi vite sur la distance totale.
L'exercice peut être fait avec la même manière de découper et en jouant progressivement avec la distance. Et ainsi courir sur 15 km à 13 km/h est un objectif atteignable.


Progrès à vélo longue distance


A vélo si l'on roule ses 100 km en 4 km, le 200 en un peu plus de 8, il faut s'entrainer à tourner le 100 en 3 h30 pour espérer faire un 300 km en 12h. De même pour aller sur un 400 km en 17 ou 18, il faut descendre son temps au 100 km. Sans progrès sur les petites distances, il n'y a pas de progrès possible sur les longues distances.

Il faut être conscient que l'exercice du progrès demande de la patience et du temps.
Un marathon ne se prépare pas ainsi en 3 mois, mais en deux ans ... selon votre objectif.
Un objectif de préparer le marathon en moins de 4 heures peut prendre sérieusement deux années et être une vraie réussite avec toute la charge positive que le coureur reçoit de sa course. Cet objectif est même préférable, à mon sens, à celui de faire son marathon en 5 ou 6 heures pour la prochaine édition.

Une fois le mécanisme compris, et l'idée de patience acceptée, le progrès est ensuite une formidable ouverture vers d'autres aventures.
Pour y avoir goûté, quel régal de partir courir deux heures durant dans un lieu que l'on aime pour le simple plaisir de courir et de se sentir aussi bien pendant l'effort qu'après.
Lorsque les limites que l'on s'était mises en tête, le marathon n'est pas pour moi, le Ventoux c'est pas humain, finissent pas tomber, c'est l'esprit qui se libère.





Article mis à jour par Janol
le 07/06/2016
Hits 4.916

Catégorie : Publication Marathon


Faites passer Imprimer

Voyez également nos récits de sport.

Commenter cet article

Pseudo
Adresse e-mail
Titre du commentaire
Commentaire