Vélo Cyclotourisme Marathon Triathlon Course à pied et Endurance
Portail Sport Endurance Running
Paris-Brest-Paris est une épreuve mythique de cyclotourisme et qui a lieu tous les 4 ans. Voici une foire aux questions permettant de préparer la prochaine édition.
Avec le nombre de plus en plus important de randonneur désireux de participer à Paris-Brest-Paris, l'Audax-club-Parisien a, depuis 2015, mis en place une priorité à l'inscription. selon le BRM le plus long effectué l'année qui précède PBP, soit en 2022 pour PBP 2023.
Exemple
Le randonneur qui effectue un 1.000 km en 2022, peut se pre-inscrire dans les premiers.
Ensuite, la priorité est donnée à ceux qui ont effectué un 600 km en 2022, puis ceux qui ont fait un 400 km etc.
Ceux qui n'ont pas fait de BRM en 2022, pourront s'inscrire mais sans forcément pouvoir choisir l'heure de départ.
Les premiers départs seront peut-être déjà complets alors que ceux du lundi matin 5:00 ont encore de la place.
Pour pouvoir participer à Paris-Brest-Paris, le randonneur doit se qualifier. Cela consiste à passer les brevets qualificatifs, l'année de l'épreuve. Un brevet est réussi lorsque le randonneur effectue le brevet, en passant par les différents contrôles mis en place par l'organisation et qu'il termine son brevet dans les délais impartis.
Les délais dépendent de la distance et sont établis sur une moyenne de 15km/h
Les contrôles ont également des délais.
À savoir : si l'organisateur peut mettre hors délai un randonneur qui ne respecte pas le délai total, il est constaté, y compris sur Paris-Brest-Paris, que le non-respect d'un délai à un contrôle n'est pas disqualifiant, pour autant que le retard est comblé et que le randonneur termine dans les temps au dernier contrôle. A contrario, un retard de seulement 10 minutes sur Paris-Brest-Paris sera considéré comme hors délai. Le délai de Paris-Brest-Paris est de 90 heures.
Paris-Brest-Paris est une randonnée de vélo, c'était auparavant une course de vélo, alors que le terme d'ultra cyclisme n'existait pas encore. Le terme officiel de l'épreuve est même Paris-Brest-Paris Randonneur, c'est dire que ce n'est pas une course. Déjà sur le plan des brevets, les contrôles ont une heure d'ouverture, alors qu'un ultra cyclisme, et donc en course, c'est que les plus rapides arrivent aux contrôles les premiers. Un terme ne change rien, me direz-vous, oui certes, mais il ne faut pas se tromper d'objectif. Entre faire le meilleur temps et terminer PBP, ce n'est pas le même défi et à vouloir mettre la barre trop haut, on court le risque de ne pas y arriver, voire de se décourager durant les brevets et finalement de ne pas participer, écœuré des efforts que l'on s'est soi-même imposé. Considérer PBP comme de l'ultra cyclisme, comme une course, c'est courir à sa perte.
Paris-Brest-Paris c'est 1 200 km à faire en moins de 90 heures, donc avec une moyenne de 13 km/h c'est à la portée de tous ceux qui veulent bien s'en donner la peine.
La moyenne d'âge tourne autour de 50 ans, alors c'est vraiment pas une course et cette randonnée n'a rien à faire dans les épreuves que l'on qualifie, de par le chrono, d'ultra cyclisme. Pour beaucoup Paris-Brest-Parsi est une fête du vélo.
C'est un peu l'histoire personnelle de chacun, son cheminement pour aller voir ce qu'il y a après un 80 ou un 100 km. Tout n'est qu'une histoire de préparation et de progression. 100, 100 et plus, puis 200, 200 et plus et voilà le processus bien engagé pour aller plus loin. La progression en kilomètres va alors de pair avec une progression dans la préparation de la grande randonnée de vélo. Une fois le 200 km effectué, la barrière psychologique de la longue distance s'ouvre et on peut aller plus loin. L'étape suivante sera de passer au 300, ensuite à nuit à vélo et ainsi d'aller sur le 400 km. Le 600 sera dans le même ordre d'idée avec de la distance en plus et sans difficultés supplémentaires.
Actuellement les horaires de départ demandent des objectifs temps à respecter, c'est 80 heures, 84 heures ou 90 heures. Ce n'est qu'un horaire de départ et non un objectif que l'on se donne. Il est facile de ne pas avoir d'objectif et de terminer PBP advienne que pourra et généralement cela prend un peu moins de 90 heures. Ceux qui ont eu des difficultés à gérer le sommeil, ou tout simplement l'effort, peuvent terminer mais hors délais. Pourquoi alors ne pas se fixer un objectif réaliste et faisable. Si je roule une moyenne de 28 km sur le 200km, puis 26 sur le 300 et 25 sur le 400, à quelle moyenne je peux alors rouler sur le 1 200 km de Paris-Brest-Paris.
C'est à cette question que l'article Quel objectif raisonnable choisir pour Paris-Brest-Paris aborde.
Paris Brest est à l'image du célèbre gâteau éponyme. Pour l'apprécier, il faut le découper en plusieurs morceaux, sinon on risque d'être écœuré avant la fin.
Il ne faut pas partir avec l'idée de rouler 1 200 km, il vaut mieux découper la distance en étapes et se concentrer sur l'étape ou les deux étapes qui arrivent. Mais mieux vaut-il rouler vite au départ, profiter du peloton et advienne que pourra ? Ou bien préférer la régularité en gardant des forces sous la pédale : sur longue distance, à vélo comme à pied, la régularité paie.
Lire à ce sujet Comment gérer les 1 200 km de Paris-Brest-Paris et également Comment préparer Paris-Brest-Paris
Lire à ce sujet Suivi de Paris-Brest-Paris en direct
Comment faire pour se faire accepter par un groupe pour rouler ensemble : C'est très difficile, le groupe rejette généralement les individus, mieux vaut constituer un groupe d'unités en cours de route que de perdre de l'énergie à prendre les roues. Prendre les roues vaut le coup, sauf si le rythme n'est pas le vôtre, auquel cas, laisser partir ce groupe pour en trouver éventuellement un autre qui sera plus proche de votre rythme.
Peut-on se retrouver seul sur PBP ? Oui contrairement à la légende, PBP n'est pas un flot continu de cyclos en peloton ou en file indienne. Il m'est arrivé de rouler en groupe, comme de rouler en binôme, comme de rouler seul. Il est vrai qu'il suffit de patienter cinq minutes pour voir un groupe arriver, est-ce le bon groupe pour autant ?
PBP est une Randonnée internationale, j'ai pu rouler avec des Américains, des Japonais, un Norvégien, des Allemands, un Polonais, un Suédois. Pour la première fois PBP est couru par plus d'étrangers que de français (2011). Il y a donc des cultures vélo différentes, des façons différentes de prendre ou pas un relais, des manières de suivre de près ou de loin un cycliste. J'ai roulé avec des Portugais, ils ont monté une stratégie pour que l'on roule séparément. Contrairement avec des Allemands, je ne pouvais pas rouler seul et enfin avec des Autrichiens, ils m'ont accepté pour rouler avec eux. Très enrichissant.
C'est une question difficile que celle du sommeil. Si les premiers ne dorment pas du tout alors que les derniers dorment les trois nuits, chacun doit gérer le sommeil en fonction de ses possibilités. Il est possible sans préparation spécifique de dormir 2 fois 2 heures avec un départ le lundi matin. Il est également envisageable de dormir à l'envi par des petites siestes de 20 minutes, cela fonctionne, prévoir une couverture de survie.
Lire : Comment gérer le sommeil en endurance ultra
Pour dormir :
Excellente question ! Il n'est pas innocent de dormir de 1h à 3h du matin, ou de 4h à 6h. Dormir le plus tôt possible parait la meilleure solution, à moins qu'il vaille mieux s'en tenir à votre tableau de marche, car les moyennes et temps d'arrêt ont été comptés et recomptés ces derniers mois.
Lisez alors cet article expliquant la méthode à Oliv' ou Comment gérer son sommeil sur Paris-Brest-Paris
Où dormir, quand dormir, en allant un peu plus loin, n'y aurait-il pas des stratégies à mettre en place pour réussir son PBP ?
Hum. Certainement ! On peut soit faire l'épreuve au feeling et découvrir une belle aventure, ou bien prendre le sujet en main pour essayer de tenter de maitriser quelques sujets dont certains qui sont des éléments clés. Le sommeil nous l'avons vu en fait partie. Quels sont les éléments (entrainement, découpage des étapes, assistance) qui permettent de créer des conditions de réussite.
C'est ce que nous voyons dans les stratégies pour réussir Paris-Brest-Paris
Si se ravitailler est une obligation, nul besoin de le faire aux contrôles. Selon votre objectif, cela peut être une perte de temps selon votre groupe de départ et la longueur des files d'attente. Si on peut y manger avec un budget de 100 à 120 euros sur la randonnée, il peut être intéressant de se ravitailler dans les épiceries, boulangeries et autres lieux possibles. Les cafés et restaurants sont pour la plupart capables de préparer des sandwichs, jambon beurre ou jambon fromage. Pour dépanner ou pour le plaisir des rencontres, des habitants fans de la randonnée proposent des boissons, de quoi se restaurer voire aussi des couchages. Le sourire est de rigueur...
Comment s'alimenter ? À chacun de choisir selon ses gouts et son humeur du moment. À un moment donné de la randonnée, le tout sucré ne passe plus, le salé est nécessaire, une alternative entre les deux parait être un bon compromis sur la longue distance. Ensuite entre une choucroute, un taboulé ou une salade de pâtes... Comme dirait l'autre : Il y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes, cela dit ...
Le mal aux fesses est il un mal nécessaire sur PBP ? Non, pas du tout c'est une question d'équipement.
Il y a ceux qui ne jurent que par la bonne selle, elle est en cuir, anglaise et fait l'unanimité dans le peloton des randonneurs : Ode à la selle BrooksLe mal aux fesses n'est pas le seul irritant de PBP ou du vélo longue distance, voyez également comment remédier à la surchauffe de la voûte plantaire, ou au mal au cou dans cet article sur les douleurs à vélo du débutant à la longue distance
Garder l'œil ouvert pour ne pas perdre sa route permet, la nuit, de rester éveillé !
Le parcours de la prochaine édition (2019) est disponible sur le site. Il a été découpé en 15 étapes, selon les 14 contrôles et avec le départ depuis Rambouillet. Retrouvez ici le parcours de Paris-Brest-Paris et là les lieux de contrôles de PBP. Le parcours 2023 est présent sur le site de l'organisateur.
Sur ce genre d'épreuve, la réserve d'eau n'est pas nécessaire, tout comme sur les BRM d'ailleurs. Sur PBP, il y a des ravitaillements tous les 90 km maximum, ce qui signifie que le cycliste équipé de deux grands bidons a suffisamment d'eau dès lors qu'il fait le plein à chaque contrôle. En 2015 (peut-être aussi pour les éditions précédentes), il y avait à chaque contrôle de l'eau en quantité, gratuite et en libre-service. Il y a de plus du côté de la Bretagne bon nombre de fans de Paris-Brest-Paris qui proposent gracieusement des stands de restauration.
Sur les BRM, il n'y a généralement pas de contrôles ravitaillement réguliers, le cycliste prévenant peut prévoir une réserve d'eau, le cycliste expérimenté connait déjà le parcours du BRM et donc les points où il est possible de refaire le plein d'eau, notamment la nuit.
Pour ce qui est de la boisson, choisir entre eau plate, eau pour récupérer, eau pour faire le plein d'énergie, voyez mon expérience de dosage de boisson de l'effort et boisson de récupération. Cette expérience est basée sur ce qui fonctionne, en oubliant volontairement ce qui nous est proposé par le marketing (lait au chocolat, soda et Cie, boissons énergisantes).
Le sujet du vêtement est un point important car PBP est la randonnée des quatre saisons, il peut y faire froid la nuit comme bon. Le cuissard court, s'il est de qualité (marque suisse par exemple), peut faire les 1 230 km (et bien plus), sans devoir être changé (un peu d'anti bactéries à mi-parcours). Le maillot en coton (pour ceux qui en portent encore) doit être remplacé par un maillot technique (respirant, séchant vite, léger). Ce maillot peut être doublé en cas de pluie. Le maillot de vélo manches courtes peut être doublé par un second avec manches longues, voire une polaire. Le tout sera couvert par un vêtement de pluie respirant ainsi qu'une chasuble de sécurité (obligatoire la nuit). Les chaussettes peuvent être doublées en cas de pluie(une paire au sec dans la sacoche). Le vêtement de pluie laissant passer la chaleur corporelle, et ne se transformant pas en sauna, existe. Sur longue distance et bien au delà de Paris-Brest, un équipement léger et éprouvé (Tour de France Randonneur, Hannibal Rider) peut être composé de cuissard court, jambières, maillot manches courtes et manchettes, tee shirt technique (pas en coton), veste de pluie, chasuble, gants courts et gants longs (sur-chaussures en option), soquettes.
Toutes les routes de nuit ne sont pas éclairées. Le cycliste en plus de porter sa chasuble rétro-réfléchissante (éclairage passif) devra s'éclairer (éclairage actif). Le choix est large. Cependant dans les solutions il faut distinguer l'éclairage proprement dit, qui doit être le plus fort possible (tout en respectant la réglementation) et l'alimentation électrique de cet éclairage. L'alimentation peut, sur PBP, se faire par piles, batteries ou moyeu dynamo.
Voyez ici :
Voyez ici l'ensemble de l'équipement utilisé lors d'une randonnée de 2.500km.
Depuis une roue avec dynamo, il est possible de charger différents éléments tels que son téléphone, son GPS ou sa batterie de secours.
Étant donné que la source d'énergie est unique, et que l'éclairage n'est pas utilisé en journée, il est bon de profiter de la lumière du soleil pour charger les batteries de ses accessoires.
Ainsi le téléphone et le GPS seront chargés à bloc et utilisés en continu, alors que l'éclairage qui est en alimentation directe avec la dynamo sera utilisée lorsque nécessaire.
Pour le côté pratique de l'autonomie et des branchements, voyez les possibilités techniques dans Équipement électrique du vélo
Peut-il y avoir la pluie en août entre Paris et Brest ? 2007 fût une édition particulièrement mouillée, car effectivement entre Paris et Brest, même en août, il peut pleuvoir, y avoir du vent, du brouillard. On peut s'attendre à avoir la météo des 4 saisons dans la même journée. Il peut être normal d'avoir un 5 degrés au petit matin, il faut donc prévoir de quoi se protéger pour tenter de faire siens les éléments. En prévision, il peut être utile de consulter une carte météo les jours qui précèdent pour voir les températures de nuit, les prévisions sur le vent, sa direction, sa force. La pluie fait en vélo partie du paysage, c'est un élément avec lequel le randonneur peut composer et gérer tel un élément d'adversité.
Excellent signe ! C'est sans doute que l'humain qui se cache derrière le cyclo a la pleine connaissance de ses moyens, de ses limites et de son envie de réussir. La peur est alors tout à fait normale. Elle s'évanouira avec le départ de l'épreuve. Avec de l'expérience, c'est en plus de la peur, une certaine dose de frissons.
Voyez ces phénomènes relatés dans : les frissons de Paris-Brest-Paris
Faire PBP est un effort de longue haleine, il faut être préparé physiquement mais pas seulement. La tête compte également, mais comment faire pour se préparer mentalement pour 1 200 km sur 3 ou 4 jours de vélo.
Partageons mon aventure, une première très réussie sur cette distance entre Paris et Brest.
Chaque édition de Paris-Brest-Paris compte 20 pour cent d'abandon. Blessure, manque de motivation, préparation insuffisante, les raisons sont aussi nombreuses que les causes. La difficulté est partout, ainsi la seconde participation à l'épreuve n'est pas la plus facile, car les difficultés du terrain sont connues, inconsciemment redoutées. Le cyclo va, dans ce cas, essayer de comparer ses temps de passage à sa précédente participation... Pour la première participation à Paris-Brest-Paris et profiter de cette fête du vélo, il est souvent remonté par les participants étrangers que le PBP n'est pas plat. Effectivement le dénivelé est supérieur à 10.000 m, aussi le travail dans les côtes est primordial afin de se préparer à leur répétition durant l'épreuve. L'abandon peut-il alors se gérer et être travaillé comme une composante de PBP ?
Voyez alors ce retour d'expérience sur l'abandon dans Paris-Brest-Paris
Il y a de nombreux récits sur le web concernant PBP et permettant de se faire une idée de cette randonnée d'une vie de cyclo.
Classé de manière chronologique :
Proposez le vôtre !
Pour préparer Paris-Brest-Paris, afin de bien choisir son jour mais aussi son heure de départ, il existe des statistiques. Ces dernières sont élaborées depuis la dernière édition de 2019.
Voyez ainsi des Statistiques Paris-Brest-Paris
D'autres statistiques vous intéressent, ajoutez alors un commentaire sur la page de statistiques.
Comment reconnait-on un randonneur anglais d'un randonneur français, le randonneur anglais porte la puce électronique à la cheville droite (le règlement mentionne cheville gauche).
Bien se préparer à cette épreuve d'endurance, il peut être bénéfique de profiter de l'expérience de randonneur sur cette randonnée mythique et de se faire une idée des possibilités d'entrainement, des limites du corps humain.
C'est le propos de ce livre sur Paris-Brest-Paris
Depuis les dernières éditions, une vidéo est publiée en DVD et sur le web. Celle-ci permet de se plonger au coeur de l'évènement et de découvrir la formidable ambiance qui règne autant au sein du peloton qu'au bord de la route ou aux côté des sympathiques bénévoles.
Voyez ici le film de Paris Brest Paris 2019
PBP ayant lieu tous les 4 ans, le prochain rendez-vous est pour 2023. Avec des brevets qualificatifs dès 2022, et une préparation à cela en 2021, on peut commencer à penser à Paris Brest deux ans avant:
Si vous avez une Question sur Paris-Brest-Paris, bienvenue à vous, posez-la !
Découvrez 40 ans d'aventures sportives.
dans Une Marche Plus Haut.