40 km pour préparer Millau

Running > Recits

40 km pour préparer Millau

Millau et son 100 km est un évènement qui peut générer une certaine dose de stress. Du stress positif qui fait que jusqu'à l'échéance, on court sur un petit nuage, mais également du stress négatif qui fait douter, et qui annihile les effets de l'entraînement.

Pour passer outre ce stress, il faut parmi les pistes possibles, travailler la confiance en soi, en ces capacités physiques. Un des exercices est de se tester par rapport à une distance moindre mais tout de même importante pour l'apprivoiser, la banaliser. Cet exercice peut être fait sur le marathon, mais un marathon uniquement en distance, pas du tout en compétition : le Marathon de Meudon.

C'est ainsi que sitôt le marathon de Millau bouclé, je me suis organisé comme prochaine distance un 40 km. C'est justement cette distance qui était à portée de running avec l'organisation par l'AS Meudon Cyclo, du toboggan Meudonnais. Trois parcours vélo de 40, 60 et 90 km, dont bien évidement le 40 km et ce trois semaines après Millau et son Marathon. Est-ce l'occasion qui ferait le larron, deux jours avant le 19 octobre, la décision était prise.

8 heures du matin en ce dimanche, je reprends ainsi contact avec le club de vélo, en venant au départ avec maillot du club, mais collant long, paire de running aux pieds, gants et casquette, et dans le dos une réserve d'eau d'un litre.
Certains cyclistes ont déjà pris la route, d'autres pas, 8:00, j'y go, petite foulée direction Bièvres, des cyclistes me doublent, certains me saluent, d'autres saluent le maillot avec un "Allez Meudon" de compétition.
Après Bièvres, c'est la fameuse côte de Diane que je dévore littéralement comparé aux autres cyclistes qui ont généralement un rapport poids puissance moindre lorsque la pente est forte.

Sur le plat, c'est un ancien coureur de Millau qui m'interpelle en me demandant si Millau se court toujours, car il a été de ceux là il y a quelques dizaines d'années. Ma foulée a du inspirer sa question. Arrivé au Christ de Saclay, les dix premiers km ont été atteints en 50 minutes. Je cours sans idée de chrono à respecter et prends le temps qu'il faut, en regardant le temps mis tous les 10 km. J'en profite pour avaller une première barre de céréales et boire un peu.

Arrive ensuite de longues lignes droites et la descente vers Gif/Yvette, la circulation est fluide, mais les voitures arrivent vite. Au carrefour, c'est à droite direction Château-Fort avec au menu une série de petites bosses sur route de campagne. En me voyant, un retraité s'exclame : Tiens un coureur qui court à gauche. Ben oui c'est pour voir les voitures arriver, lui dit-je. Eh oui, c'est ce qu'il faut faire. Bon dimanche Papy.

Plus loin des cyclistes me croisent, certains ouvrent des grands yeux. Dans la campagne, les chevaux ne sont pas étonnés, ils se préoccupent de l'herbe verte, du champ d'en face et de la fraîcheur matinale.
Passé Château-Fort, c'est la côte, dès la sortie du village. Je cours toujours sur la gauche, mais il n'y a guère de place sur les bas cotés, ce sera alors la chaussée. Le sommet marque les 20 km, le chrono indique 1h40, il est régulier. Barre de céréales, boisson, le retour débute alors avec encore d'autres côtes et descentes.

Après Toussus le noble, c'est la descente vers Jouy, puis le village et enfin la montée dite de l'Homme mort. Cette côte est longue avec du pourcentage variable et assez fort vers le sommet. Le coeur grimpe dans les tours au fur et à mesure de l'avancée et la respiration est proche de celle d'un taureau. Inspiration longue en petite quantités et expiration en un seul flot. Le cardio varie dans la cote et monte vers 175. Le sommet de la cote indique alors les 30 km, la fatigue arrivant fait oublier de regarder le temps mis pour parcourir les dix derniers kilomètres.

Après Velizy, c'est la descente vers Chaville que nous ne traverserons pas, au profit du bois et de ces étangs. Chaque année en sens inverse, c'est Paris Versailles qui emprunte cette route. Encore une cote à gravir, alors que le kilométrage indique 35 km, l'heure du mur. C'est peut-être la grimpée qui fait que l'on court plus en puissance, en tout cas, le mur, je ne l'ai pas senti, la cote oui un peu au début, ensuite l'envie d'accélerer pour en finir et voila la Tour hertzienne qui est déjà là. Il ne reste que trois kilomètres qui vont défiler plutôt lentement à l'approche de l'arrivée, et il me faut y mettre un coup. J'ai encore du jus, bien que les jambes tirent en tout sens et saturent.

Le stade est là, sous les dernières foulées en déroulant. L'entraînement a été excellent. Bonnes conditions météo, un froid maîtrisé, pas de soucis de faim ou de soif, pas de crampes ou autres blessures : satisfaction.
Coté chrono, cela donne 3h30 pour 40 km avec une allure régulière autour de 11,5 km/h. Le rythme, un rythme est là, entre bosses et descentes.








Envoyer cette page par e-mail



@




Randonnée

Collioure Cadaqués : Banyuls sur Mer - Collioure

Comme le bouquet final d'un feu d'artifice, ce Roses Collioure en randonnée pédestre se termine par une explosion des sensations. L'arrivée depuis la Tour de Madeloc avec le soleil, les couleurs, l'approche intimiste de Collioure, c'est un final en apothéose. Commencer cette randonnée par Collioure, aurait été comme commencer un repas par le dessert.


Collioure Cadaqués : Cerbère Banyuls sur Mer

Avant dernier jour de randonnée et arrivée sur Banyuls sur Mer après une traversée de vignobles, de cols et de sites rappelant l'histoire et les traditions locales.


Collioure Cadaqués : Llançà - Cerbère

Au 4ème jour de randonnée, c'est le passage de la frontière espagnole et l'arrivée sur Cerbère. De belles photos et des pages d'histoires se tournent au fil des paysages colorés.


Collioure Cadaqués - El Port de la Selva - Llançà par le sentier côtier.

Au troisième jour de randonnée entre Roses et Cadaqués, c'est la pluie qui s'invite et donne à la journée d'autres couleurs. Le littoral vers la Llançà a tout de même un intérêt et la destination de la journée rappelle des souvenirs.


Collioure Cadaqués randonnée jusqu'à El Port de la Selva

Au second jour de randonnée, Philippe quitte le port de Cadaqués. La journée sera riche en couleurs avec un paysage minéral et maritime de toute beauté. Découverte du phare du parc naturel de Cap de Creus et des étonnantes cabanes en pierre sèche.


Webzine loisirs : Récits de cyclisme, course à pied, raids, randonnée

Cyclisme et cyclotourisme

Grimpée du Ventoux

Grimper le Géant de Provence lorsqu'il est enneigé, un délice de Provence

Luberon et Sainte Victoire sous le vent

Un Tour du Luberon version Mistral.

Esprit Club es tu là ?

Observer un club de l'intérieur

Sur les traces de Michel Strogoff

Annonce de l'association Sur les chemins du monde pour la traversée de l'Europe de Brest à Vladivostok en vélo

De l'individualisme et de ses ennuis

Rouler seul ou bien rouler en club ?

Ces messieurs

Souvenirs à velo

Termes Nostalgiques

8 kilomètres de montée entre copains

Bilan de santé

Vélo et Triathlon font bon ménage

Paris Brest Paris ou la grande aventure

: 1.200 km en vélo, raconté par une cyclote

Récit de cyclocamping

Voyage en italie et qui aurait pu mal finir.

Course à pied

Participer à Marseille Cassis

Marseille Cassis : LE semi-marathon de provence

Paris versailles

le rallye pédestre de Septembre

Millau Marathon le récit

Millau : le 100 km est en vue, et comment !

40 km pour préparer Millau

Un marathon pour préparer une course

Le Millau du Coeur et des larmes

Millau, après la préparation, la course !

Raids et trails

La Fortiche

Fortiche : le trail