Corse étape Asco au refuge de Carozzu
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La cinquième étape de la randonnée corse sur le GR20 mène les trois compères vers les sommets. Le pittoresque est au rendez-vous dans ce court périple vers Carozzu et son refuge.
Mercredi 17 septembre 2008
Lever 6h00, petit déjeuner très copieux et départ à 7h00 sous un ciel limpide. La longue piste que l'on emprunte cède rapidement la place à un chemin forestier très pentu, encombré de racines et de rochers. Le soleil commence à chauffer. Nous sommes sur le flanc Est de la Muvrella et bénéficions du soleil levant. Nous grimpons tranquillement, l'étape d'aujourd'hui étant courte.
Le GR remonte un couloir au pied d'une falaise dont les vires sont colonisées par les genévriers. L'endroit pourrait être idéal pour les mouflons, mais même en scrutant avec attention, rien ne bouge. Seuls quelques oiseaux nous accompagnent : des accenteurs alpins, ces gros moineaux peu farouches, un couple de chocards, et quelques hirondelles de rochers au plumage clair avec un peu de gris.
Le GR change de côté du vallon. Il grimpe toujours aussi raide et nécessite souvent l'usage des mains. Peu avant d'arriver à la Bocca di Stagnu, col à 2 010 m., nous apercevons tournoyant dans le ciel un jeune aigle : la sous-face forme une tache blanche et le bout des ailes est sombre.
A 9h10 les quelque 600 m. de dénivelé sont avalés. Nous découvrons la haute vallée de Maghine et du Fango. Le versant est encore à l'ombre et la fraicheur à cette altitude n'invite pas à prolonger les pauses. Nous croisons les premiers "nordistes". Ils filent par l'ancien GR directement vers Altore et le Cirque de la Solitude. A partir d'un petit ressaut commence le chassé-croisé. Ils sont vraiment nombreux à monter du lac de la Muvrella.
La descente se fait dans les couloirs d'éboulis partiellement colonisés par les aulnes. Certains arbres, proches du sentier, sont polis par toutes les mains qui les agrippent. Il est beaucoup plus aisé de passer de rocher en rocher que sur les cailloux du chemin qui souvent ont tendance à rouler.
Un couple d'italiens fait le sentier avec un petit chien. On les renseigne sur le Cirque de la Solitude où il faudra mettre le chien dans le sac à dos et non en ventral comme ils pensaient le faire. Nous leur donnons la météo pour demain. Nous sommes sincèrement remerciés pour les avoir informés.
La suite de la descente nous laisse croiser quelques randonneurs lourdement chargés, et dont l'avenir nous parait incertain. C'est étonnant, on voit que l'on approche des premières étapes, car il y a toutes sortes de gens venus du nord. Nous n'avions pas rencontré ce type de randonneurs dans nos étapes il y a deux ans.
La descente après le lac de la Muvrella est vraiment belle.
Les échappées visuelles sur le massif de la Punta di Spasimata mêlent couleurs de roche, vieux larici accrochés à des pentes presque verticales sur un ciel bleu. Nous en profitons pleinement, prenant le temps durant quelques pauses de faire des photos. Nous arrivons à une belle cascade ou plutôt un ruisseau glissant sur une énorme dalle verticale. Magnifique !
La suite se fait sur le flanc de quelques dalles parfois équipées de câbles, mais sans aucune grosse difficulté à la descente par temps sec.

Il est quasiment midi et nous cherchons un endroit pour pique-niquer au bord du torrent. La passerelle de Spasimata nous vaut son lot de prises de photos : de loin, de près, dessus ... Nous allons voir la cascade et la petite vasque toute proche. C'est un peu la foule. Le fait d'être à deux heures de marche du parking de Bonifatu apporte un flot de visiteurs inhabituels sur le GR. Nous sortons de là pour se trouver, à l'ombre d'un laricio, une belle place pour pique-niquer. La vue s'étend jusqu'à la mer, et, éloignés du torrent, le calme règne.
Nous repartons vers 13h30 poser nos sacs au Refuge de Carozzu. Nous y occupons les places 4, 5 et 6 comme à Tighiettu.
Nous faisons un peu de lessive, et filons avec Jacky voir les grandes dalles qui descendent du Capu Micciciagniu. Nous apercevons, à flanc de falaise, une aire de rapaces où les fientes laissent des trainées blanchâtres sur la paroi. C'est un reposoir de gypaëtes nous confirmera le gardien du refuge. Dans l'après-midi, nous verrons le rapace survoler ce joli piton rosé. Un aller retour à la rivière nous permet d'en remonter légèrement le cours, découvrant quelques bassins déserts, alors qu'au pied de la passerelle, les randonneurs se serrent.
Le repas du soir sera constitué d'une soupe épicée, de "riz bolognaise", et d'un gâteau à la châtaigne. J'écrirai puis discuterai avec deux jeunes militaires pour les conseiller de doubler l'étape Carozzu - Tighiettu avec le Cirque de la Solitude, car la météo s'annonce mauvaise pour vendredi. Nous parlerons longuement des variantes et des sites intéressants à voir hors GR. Le coucher sera plus tardif que d'habitude ... 21h05 !
L'étape suivante nous mène au coeur du voyage, Carozzu au refuge de Bonifatu
Philippe CHOPIN
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