Le périple corse de Castel di Verghio à Tighiettu

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La troisième étape du voyage pédestre en corse amène nos compères vers les beaux paysages corses. L'altitude franchit les 2.000 mètres.



C'est un bon petit déjeuner ce matin : du pain, du beurre, un croissant, deux chocolats.
Départ 7h20 et dès les premiers pas, on retrouve le chien de la veille. Nous sommes obligés de le chasser avec pierres et pommes de pin.
Au bout du 3ème ou 4ème essai, il finit par rebrousser chemin. D'après le patron de l'hôtel de Castel di Verghio, il est abandonné et non tatoué. Ils étaient deux chiens, il y a quelques jours, mais le plus âgé a fini par partir.
Ce matin le ciel est d'un bleu limpide. La forêt de larici traversée présente de nombreux et beaux spécimens dont la cime des plus âgés est tabulaire.
A l'embranchement du Mare a Mare, apercevant une antenne, Jacky téléphone car le réseau Bouygues ne passait pas à Verghio.
Nous rattrapons Nicole en slalomant entre les jeunes pins et les bouleaux.
La lumière en forêt est splendide. Mais la vigilance s'impose car le sentier est étroit et peu marqué au sol. Vers 8h30 nous apercevons au loin la cascade de Radule et peu de temps après apparaissent sous la cime du Capu di a Merla les Bergeries du Radule.
Cascade de RadulePrécédées de leur casghile, elles se fondent dans l'environnement minéral et donnent envie de s'y poser quelques minutes. Une planche traverse le torrent de Spiscia.


La traite a eu lieu, les louches, entonnoirs pendent. Les bidons sont encore dans l'abreuvoir, le berger n'a pas voulu mettre les mains dans l'eau très fraiche. Il nous explique qu'il bénéficie, la nuit, de la réflexion de la chaleur de la falaise, mais que ces deux derniers jours de pluie l'ont bien refroidie.
Cette nuit, en l'absence de couverture nuageuse, la température est descendue à 8°C. La pluie est tardive cette saison mais malgré elle, l'herbe ne poussera plus pour les chèvres. Elle arrive trop tard cette année après un été quasiment sans eau.
Nous quittons le berger alors qu'il nous félicite de randonner en allant voir les curiosités hors G.

R.
A la passerelle sur le Golo, nous descendons en dix minutes à la cascade de Radule qui, en deux sauts, offre une vue magnifique avec un vieux laricio à l'horizon.
Le soleil est encore un peu bas, et malgré l'absence de lumière sur les vasques, nous nous en donnons à coeur joie pour faire des photos.
La remontée du Golo se fait à la vitesse de Nicole, occasionnant de nombreuses pauses "photos". Les pins occupent jusqu'aux falaises et la grosseur de leur tronc annonce des arbres pluri-centenaires. Certains sont morts de vieillesse, d'autres, d'un coup de foudre.
Nous contournons par la droite le Capu di a Merla, passons près d'une croix où les piles d'une passerelle sont en construction, évitant, dans un futur proche, la traversée à gué du Golo.
On arrive à la bifurcation du col de Guagnerola. Le chemin de la transhumance rejoint le refuge de Puscaghia. Nous y dormirons samedi prochain.
Le G.

R. quitte alors le cours du Golo, avant les Bergeries de Tula, pour monter sur la ligne de crête occidentale.
En haut, la vue est magnifique, nous dévoilant le golfe de Porto et le Cap Rosso. Très beau, vraiment !
Par un chemin légèrement montant nous arrivons à 11h05 au refuge de Ciottulu di i Mori.

Ciottulu di i MoriJe demande au gardien si, en fonction de la météo des deux jours suivants, il vaut mieux rester ici en faisant le col des Maures aujourd'hui puis demain, sur le chemin de Tighiettu, faire l'aller-retour au Lac de Paglia Orba. Il me dit que le col est à 20 minutes et le prochain refuge à 2h30 et me conseille de poursuivre.



Col des MauresAvec Jacky nous laissons nos sacs à Nicole pour filer au Col des Maures, voir le "petit tafunatu" et la face Nord de la Paglia Orba. L'univers minéral rose est mis en valeur, d'abord par le vert de quelques touffes d'herbes puis plus haut par celui des lichens qui colonisent la roche.
Le ciel d'un bleu limpide, leur sert de contrepoint.
Après quelques photos au col nous redescendons pique-niquer au refuge. Un petit café pour remercier le gardien de nous avoir permis de nous installer à table, et à 12h00, nous repartons couverts.
En un quart d'heure, de gros nuages sont apparus et la brume accroche déjà les sommets que nous avions vu noyés de bleu. Nous grimpons le col de Foggiale sous un fort vent de sud ouest.
Au loin le Monte Cinto est saupoudré de neige. La descente du col est rude, très rocheuse. En l'absence quasiment de sentier, les bâtons rejoignent le sac de Nicole, inutiles lorsqu'il faut dés-escalader. 30 à 40 minutes de cet exercice mettent à rude contribution les genoux.


Ravin de Paglia OrbaPeu à peu la pente s'infléchit et nous retrouvons au niveau de la forêt un sentier bien marqué et plus aisé. Le soleil est revenu mais le ciel reste gris sur le massif du Cinto.
Nous atteignons les bergeries d'u Ballone où nous refaisons le plein d'eau avant la dernière ascension.
Les bergeries sont transformées en un petit refuge avec restauration et aire de bivouac.
La dernière montée avec le refuge en point de mire est rude pour Nicole, aussi prenons nous notre temps.
Nous arrivons au Refuge Tighiettu.
Les chaussures restent dans l'entrée. L'intérieur est agréable. Ce sera ensuite la douche froide habituelle puis un bon chocolat chaud et quelques canistrelli.
On discute avec un couple de jeunes du Puy en Velay pour les conseils de parcours vers le sud.
Puis c'est avec un allemand que je parle de notre périple. Il finit à Bonifatu où son père, en vacances en Corse aussi, viendra le chercher.
Un groupe de 3 allemands a posé les sacs à dos tout à l'heure pour redescendre chercher leur copain malade resté aux bergeries de Ballone.
Je les ai vu partir sans rien et depuis quelques minutes la pluie est apparue. Ils vont être trempés à la remontée. En effet vers 18h00, ils arrivent mouillés, portant le sac à dos de leur copain.
Nicole parle avec ce dernier et lui donne quelques médicaments. Elle me fait essayer le Fervex, car depuis le TGV et sa "clim", j'ai attrapé un rhume. On verra l'efficacité ...
Nous dinons dans une bonne ambiance. On discute de randonnées, de poids de sac, d'équipements. On parle un peu "petit chinois" car un allemand ne parlant quasiment pas le français se retrouve à notre table avec 7 francophones.
Le gardien est vraiment sympathique, Nicole vient lui régler notre séjour sans qu'il se montre dérangé, alors qu'il dîne.
La pleine lune laisse entrevoir un ciel dégagé dès 20h00, de bon augure pour le lendemain. La nuit fut calme et sans ronfleurs.

La 4ème étape va ensuite de Tighiettu à Asco


Philippe CHOPIN


Les étapes Corse :

Ile de Corse1 - Grotelle Manganu
2 - Gite Castel du Verghio
3 - Refuge de Tighiettu
4 - Haut Asco
5 - Refuge de Carozzu
6 - Refuge de Bonifatu
7 - Gite de Tuarelli
8 - Refuge de Puscaghia
9 - Ota
10 - Serriera
11 - Golfe de Girolata
12 - Galéria
13 - Calvi


La technique :

- Matériel de randonnée en corse




Article mis à jour par Philippe CHOPIN
le 24/10/2009
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Catégorie : Publication Randonnee


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