Randonnée corse de Bonifatu à Tuarelli

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Le topo indique 6h sur cette randonnée prévue comme difficile. Et de surcroit il pleut au départ de cette septième étape en Corse. Faut il partir, attendre la fin de la pluie ou bien ...



Ce matin, Jacky me réveille à 6h40 car je n'ai pas entendu sonner la montre. Il est vrai que restée au poignet, elle est quasiment inaudible sous le duvet.

Ce n'est d'ailleurs pas le duvet que j'avais cette nuit, car comme pour les vêtements, je pratique le "3 couches" : un sac à viande en soie, un sac en polaire et un duvet en plumes pour un poids total de 1.130 kg. Et suivant l'altitude et la température du dortoir, je choisis deux des trois. En cas de couchage sous tente, les trois couches devraient m'assurer une bonne isolation et donc un sommeil agréable.

Nous sortons les sacs pour finir de les ranger à l'extérieur, mais à l'abri du balcon du chalet d'en face car la pluie commence à tomber. Nous descendons prendre le petit déjeuner sur la terrasse couverte. Tous les trois avons revêtu nos vêtements de pluie.

On tergiverse, on attend car il pleut fort. On envisage de rejoindre Tuarelli en taxi, de rester ici en décalant toutes les réservations suivantes et puis bien sûr de faire l'étape sous la pluie. Celle ci fait 6 heures. On a toujours la possibilité de partir jusqu'à midi pour une arrivée pas trop tardive à 18h00.

Les quatre autres occupants du gite arrivent pour déjeuner à 8h30 et ne paraissent pas trop surpris, vue la météo, de nous voir encore présents.

Nous discutons avec un couple de Montpellier, lui travaille dans la menuiserie qui fabriquait les tables de l'auberge. Elle nous raconte ses expériences de randonnées ou de treks en groupe.

Vers 9h30, on reprend une boisson chaude et nous remplissons les thermos. La pluie cesse et l'horizon s'éclaircit.

Bocca di l'ErbaghioluA 9h50, nous nous décidons à partir. J'ai remis le short.

Le chemin maintenant balisé de orange suit la parcours du Tra Mare e Monti. Il grimpe en forêt.

La végétation est typique de ses fonds de vallons très encaissés et humides.


Ecorce de Pin maritimeLa mousse bien verte envahie les rochers, les troncs et les branches des vieux arbres. Le sentier monte ainsi en forêt traversant le torrent peu avant les ruines du chalet du Prince Pierre, neveu de Bonaparte. Nous grimpons par un très bon chemin, ainsi jusqu'à 11h35, heure à laquelle nous atteignons la Bocca di l'Erbaghiolu. Une légère descente nous mène par un sous bois aux jolies touffes d'herbes à la Bocca di Bonassa 1.153m.

Quelques gouttes se font sentir mais c'est sûrement la condensation du brouillard, car nous sommes passés de 536 m. à près de 1.200 m d'altitude. Un petit passage pierreux nous change du bon sentier précédent mais nous retrouvons quelques lacets en contrebas en chemin agréable aux pieds.

Midi, je m'arrête pour déjeuner, même si l'horaire parait étrange car nous ne marchons que depuis deux heures. Mais il ne pleut toujours pas, malgré le ciel bien bris, aussi profitons en nous. Je téléphone à Catherine car surplombant la baie de Calvi, nous devons avoir du réseau.


Ruisseau de RezzaNous repartons vers 12h30, le ciel petit à petit s'éclaircit, les horizons se débouchent vers l'ouest, mais les sommets restent ourlés de nébulosités. Peu à peu nous descendons, traversant le maquis. Nous sommes surpris et enchantés par la profusion de végétation.

Le vert des arbousiers est un enchantement mais nous profitons aussi des euphorbes, des bruyères arborescentes, des chênes kermès ou verts.

L'attrait du sentier réside dans les diverses stations végétales suivant l'exposition. Nous traversons quelques endroits où le sentier présente les restes d'un passé rural : murs de soutènement, dallages, passages de petits ruisseaux caladés. Nous faisons avec Jacky quelques haltes pour picorer les mûres encore atteignables sur les ronces. D'autres bien sûr sont passés avant nous.
Nicole a retrouvé sa vigueur d'il y a deux ans. Les temps des topos sont largement battus et elle caracole en tête sur un chemin sans aucune difficulté. C'est bon signe sur l'amélioration de son état de santé : elle était prête à abandonner la veille au soir.



Gite de TuarelliNous arrivons vers 15h30 au gite de Tuarelli. Superbe ! La terrasse surplombant le torrent, le Fango, est magnifique. L'environnement est fleuri et décoré avec goût.

Le propriétaire, Pierrot, nous conduit au dortoir où nous sommes que tous les trois. Joseph Teillet, du gite de Girolata, nous racontera que Pierre Mariani était un des gardes fondateurs de la réserve de Scandola. C'était un bon vivant mais sa femme d'une vingtaine d'année sa cadette est morte d'un cancer. Il sombra dans l'alcoolisme et devint méconnaissable.

La douche est bien chaude, mais nous préférons d'abord boire une Orezza citron que Nicole nous offre. Le reste de l'après midi s'écoulera paisiblement au soleil car peu à peu celui ci est revenu.

A 19h00, nous dinons devant FR3 Corse. Une excellente soupe avec quelques morceaux d'ail, du veau aux pennes et une tarte au citron. Excellent, le meilleur diner pour l'instant dépassant de peu celui de Bonifatu où le pain frais et l'assiette de charcuterie avait fait merveille.

Le soir à la lueur d'un ciel étoilé, les belles de jour, fleurs du genre impatiens, couvrant le flanc du torrent remplissent l'air d'agréables senteurs.

Puis l'étape 8 conduit au Refuge de Puscaghia


Philippe CHOPIN


Les étapes Corse :

Ile de Corse1 - Grotelle Manganu
2 - Gite Castel du Verghio
3 - Refuge de Tighiettu
4 - Haut Asco
5 - Refuge de Carozzu
6 - Refuge de Bonifatu
7 - Gite de Tuarelli
8 - Refuge de Puscaghia
9 - Ota
10 - Serriera
11 - Golfe de Girolata
12 - Galéria
13 - Calvi


La technique :

- Matériel de randonnée en corse




Article mis à jour par Philippe CHOPIN
le 08/11/2009
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Catégorie : Publication Randonnee


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